18 juin 2012

Communiqué des antifascistes interpellés à Hénin-Beaumont le 17 juin 2012.

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Alors que nous nous rendions au rassemblement antifasciste prévu pour
protester en cas de victoire de Marine Le Pen aux élections législatives, nous avons été interpellés de manière très musclée à proximité du lieu de rendez-vous.

En l’espace de quelques secondes, nous avons été encerclés par un
dispositif policier important (6 voitures de policiers en civil et en
uniforme) avant d’etre interpellés et placés en garde à vue.

Le but de la manoeuvre était clairement de nous empêcher de nous rendre
au rassemblement.

Face à la mobilisation instantée depuis l’extérieur (communiqués de
soutien),les charges à notre encontre ont spectaculairement diminué.

Alors qu’on nous accusait initialement d’avoir planifié des actes de
violence en bande organisée, finalement seul deux d’entre nous sont ressortis avec une convocation à comparaitre devant un tribunal (novembre 2012). Les charges de violence en bande organisée ont été abandonnées.

Nous sommes restés solidaires malgré la pression des policiers qui essayaient de nous monter les uns contre les autres, et c’est grace à notre fermeté que nous avons pu sortir rapidement et presque sans suite.

Plus que jamais, solidarité antifasciste!

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12 juin 2012

Rassemblement antifasciste le 17 juin à Hénin-Beaumont

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Ce dimanche 17 juin aura lieu le second tour des élections législatives.

A Hénin-Beaumont et dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais, c’est Marine Le Pen (FN) et Philippe Kemel (PS) qui vont s’affronter dans un duel très serré. L’issue du scrutin est incertaine.

Dans le deux cas de figure (défaite ou victoire électorale de Marine Le Pen), il y a des risques de perturbation de la part de l’extrême-droite.

Alors soyons nombreux lors de l’annonce des résultats, pour faire barrage au Front National !

Rendez-vous SANS DRAPEAUX NI BANNIERES, le dimanche 17 juin à 19h30 devant l’Hotel de ville d’Hénin-Beaumont.

Le Pen, facho, le peuple aura ta peau !

https://www.facebook.com/pages/H%C3%A9nin-Beaumont-est-Antifasciste/334582289925877

11 juin 2012

Premier tour des législatives : quelques remarques sur Hénin-Beaumont

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Il n’y a pas de quoi se réjouir:

Ce dimanche lors du premier tour des élections législatives dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais, Marine Le Pen est arrivée largement en tête avec 42,36 % des voix , suivie par le candidat socialiste Philippe Kemel qui remporte 23.5 % des suffrages.

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche,  arrive seulement en troisième position avec 21.48% des voix et a été éliminé.

Ce sont donc Marine Le Pen et Philippe Kemel qui s’affronteront lors du second tour dimanche 17 juin. Et l’issue du scrutin est très incertaine, elle dépend en partie des reports de voix du candidat de la « droite républicaine » Jean Urbaniak, maire de Noyelles-Godault (7,92% au premier tour) vers le candidat « socialiste » Philippe Kemel, (maire de Carvin et président de la plateforme logistique Delta 3 de Dourges).

On notera pour ce premier tour que le taux d’abstention (42,88%) est supérieur à la moyenne nationale, malgré toute la médiatisation qu’a engendrée le « duel » Le Pen-Mélenchon.

On notera également que la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’a pas  eu l’effet escompté, qui était de présenter une personnalité politique suffisamment « prestigieuse » (et médiatisée) pour prétendre battre Marine Le Pen.

Non seulement c’était un pari risqué, mais aussi non dépourvu de conséquences en cas d’échec.

Certes tout cela met en relief la popularité dont jouit Marine Le Pen auprès d’une partie de la population, mais ce n’est pas l’aspect le plus important.

Avant tout, la défaite de Jean-Luc Mélenchon dresse le constat d’échec de toute démarche « antifasciste » qui se limite à une stratégie purement électoraliste:  on ne peut pas renverser la tendance en 4 semaines, et le combat antifasciste ne se limite pas à dénoncer la « vermine », c’est un long et patient travail, pour employer les grands mots, c’est une question de civilisation!

Même si le Front National dispose d’une base électorale  et de la « bienveillance passive » d’une partie de la population de cette circonscrition, son réservoir de militants est très limité. C’est pourquoi les personnes qui collent les affiches et distribuent les tracts du FN sont rémunérés (25 euros la mission).

De la même manière, pour se donner l’apparence d’une affaire qui roule toute seule, le FN est ainsi obligé d’user de tout un arsenal de méthodes qui sont au mieux malhonnêtes, et au pire digne des nazis. Infiltrations dans la campagne d’autres candidats, faux journalistes qui posent des vraies-fausses questions lors des conférences de presse, rondes de nuits, intimidation et passage à tabac de camarades… sont des faits avérés que nous avons pu constater ces dernières semaines. Le fascisme ne progresse pas que par les urnes…

Durant la campagne électorale on a pu voir également sur le marché d’Hénin-Beaumont des militants fascistes de tendance national-révolutionnaire (le mouvement Troisième Voie de Serge Ayoub) vendre leur journal, et des tracts « F de Souche » ont également été distribués.

Le fascisme est un mouvement : il n’est donc pas surprenant que d’autres mouvances du fascisme s’engouffrent dans la brèche ouverte par le Front National pour profiter de la couverture médiatique qu’il suscite…

Des médias au service du fascisme puisque presque tous les journalistes (presse écrite et télévision) présents à Hénin-Beaumont lors de l’annonce des résultats ont passé leur soirée non pas au bureau central jouxtant la mairie, mais… dans le QG du Front National quelques centaines de mètres plus bas.

Face à la barbarie qui monte, ne laisse rien passer, organise toi!

3 juin 2012

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

16 mai 2012

Hénin-Beaumont est antifasciste : une nouvelle page Facebook

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Bon boulot des camarades d’Hénin-Beaumont ! On est de tout cœur avec vous!!

Cliquer ici pour accéder à la page

13 mai 2012

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

28 avril 2012

Présidentielles : le vote ouvrier pour le Front National dans le bassin minier du Pas-de-Calais

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Un demi-million de voix pour le FN dans la région

Dans la région Nord-Pas-de-Calais, ce sont au total plus d’un demi-million de personnes qui ont voté pour la candidate du Front National au premier tour des élections présidentielles. Cela représente une personne sur cinq en age d’aller voter.

C’est énorme. Marine Le Pen a ainsi gagné plus de 180 000 voix par rapport à son père lors de l’élection présidentielle de 2007. Cette percée du Front National est encore plus marquée dans le bassin minier du Pas-de-Calais, où Marine Le Pen dépasse dans presque tous les cas la barre des 25% de voix, avec un taux d’abstention relativement faible.

Chose impensable il y a encore quelques années, le Front National arrive en tête dans une trentaine de villes du bassin minier:

Hénin-Beaumont, Montigny-en-Gohelle, Drocourt, Rouvroy, Noyelles-Godault, Dourges, Harnes, Annay, Fouquières-les-Lens, Billy-Montigny, Courcelles-les-Lens, Evin-Malmaison, Mericourt, Bois-Bernard, Vendin-le-viel, Pont-à-Vendin, Estevelles, Bénifontaine, Meurchin, Wingles, Douvrin, Haisnes, Auchy-les-Mines, Vermelles, Mazingarbe, Grenay, Hersin-Coupigny…

Ces villes, administrées par des maires de gauche depuis des décennies, font partie d’une zone urbaine où l’habitat ouvrier est très concentré. Et c’est précisément là que le Front National a fait un carton…

Steeve Briois, secrétaire général du FN, a ainsi déclaré à la Voix du Nord :  « Nos plus gros scores, on les fait dans les soi-disant « fiefs » de Mélenchon« .

Les dirigeants et les cadres du Front National sont en général des bourgeois, mais leur implantation dans la région vise spécialement les ouvrierEs.

Nous n’avons pas de chiffres précis au niveau local, mais il est incontestable que beaucoup d’ouvriers (actifs ou chomeurs, des hommes en majorité) ont voté pour Marine Le Pen.

Vote Le Pen et vote Hollande

On peut constater que le vote Front National a été le plus fort à Hénin-Beaumont et environs. C’était prévisible puisque c’est la zone principale d’intervention du Front National (même si on ne peut pas réellement parler d’activisme autre que médiatique).

Cette tendance est aussi en train de gagner l’ouest du bassin minier (autour de Bruay-La Buissière), même si le phénomène est moins marqué à première vue.

Marine Le Pen est arrivée en tête presque partout en périphérie de l’agglomération lensoise : on voit que le vote FN le plus concentré décrit un arc-de-cercle autour de la « capitale du bassin minier ».

Si le centre de l’aggomération lensoise a relativement « échappé » au raz-de-marée du Front National, c’est pour 3 raisons intrinsèquement liées:

Sur un mur à Liévin à l'entre-deux-tours. Ambiance...

– un tendance générale au vote Hollande dans le centre des zones urbaines où la classe moyenne est plus concentrée. Si toutes les petites villes du bassin minier ne formaient qu’une ville de 300 000 habitants, Lens et Liévin en seraient le centre-ville.

– un fort clientélisme lié au Parti socialiste, dont nous avions déjà parlé, qui a assuré à François Hollande des scores confortables (35% à Lens, 38% à Liévin).

– un isolement plus grand en périphérie. Si on se trouve en bordure du bassin minier et qu’on cherche un peu d’animation, des commerces, des choses à faire, bref de la lumière et un peu de foule, il faut être mobile. Mais dans une cité minière, quelques kilomètres suffisent parfois pour avoir l’impression d’être « au bout du monde »…

Les projets de la bourgeoise locale ne font qu’accentuer ce sentiment d’isolement et d’abandon très répandu dans la population du bassin minier.

Derrière les projets de « rénovation urbaine » et du « Louvre-Lens », on sent bien une volonté de repousser la misère loin du centre. Le maire de Lens, Guy Delcourt a même déclaré en conseil municipal vouloir faire de Lens une ville « où les femmes de cadres ne s’ennuient pas« …

Organiser la résistance antifasciste

Un demi million de votes FN, dans une région de 4 millions d’habitants.

Parmi ce demi-million, beaucoup d’ouvrier-e-s et d’employé-e-s.

Quand le Font National fait de tels scores auprès des populations les plus touchées par la crise du capitalisme… Quand on vient d’un milieu ouvrier et qu’on a dans sa famille un oncle, un cousin, une sœur ou un conjoint qui a voté FN… Il n’est pas possible de dire que les ouvriers qui votent FN « sont tous des cons » ou « qu’ils regardent trop TF1 ».

Non, cela veut dire que la démagogie fasciste du Front National devient vraiment crédible aux yeux de la classe ouvrière en France. Le fascisme est un mouvement, avec une dynamique propre, et cela fait bien longtemps que le vote ouvrier pour le  FN n’est pas un simple « vote de protestation ».

C’est grave, très grave et c’est un changement historique important, nous rentrons dans une époque où les divisions au sein du peuple sont de plus en plus exacerbées.

En réaction aux coups portés par la crise du capitalisme, par une absence de perspectives, le repli nationaliste / identitaire apparait comme la solution la plus évidente, la plus à portée de main.

Il faut bien comprendre ce phénomène qu’est la montée du fascisme en milieu ouvrier, pour se donner les moyens de le combattre véritablement.

Car la solution alternative à la démagogie du Front National n’est pas simple, mais alors pas du tout.

Dénoncer le fascisme ne suffira pas à le faire reculer, il faut se donner comme tâche de faire ce que les fascistes ne font pas :

Quand les fascistes diffusent des idées réactionnaires dans le peuple, il nous faut au contraire diffuser une culture progressiste.

Là où les fascistes créent la division par le haut, il nous faut chercher à reconstruire une unité à la base, cela demande un travail lent et patient, et surtout de la modestie et une bonne connaissance du terrain.

Et là où le fascisme promet que « tout va changer pour que rien ne change », tout en amenant la barbarie, il nous faut avoir véritable un projet de société, qui ne laisse personne sur le bord de la route.

22 avril 2012

Premier tour des présidentielles : Marine Le Pen en deuxième position dans le Pas-de-Calais

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Nous ne sommes pas étonnéEs, à l’issue de ce premier tour des présidentielles, de voir arriver Marine Le Pen en deuxième position dans le Pas-de-Calais avec plus de 25% des voix, juste derrière François Hollande (27%).

Suivent Nicolas Sarkozy avec 23,5%, et Jean-Luc Mélenchon avec 10,5% des voix, qui réalisent tous deux des scores inférieurs à la moyenne nationale.

Une fois de plus le taux d’abstention dans le département (presque 30%) est supérieur à la moyenne nationale :  la participation a reculé de 6 point en 5 ans.

Ces résultats étaient à prévoir : quelle que soit l’issue des élections présidentielles (et législatives), nous constatons depuis longtemps la montée du fascisme, et le désintérêt croissant des masses pour les élections, surtout au sein de la classe ouvrière.

Le fascisme vise à neutraliser les masses, car elles seules peuvent contrarier les plans de l’impérialisme français. On ne peut donc pas lutter contre le fascisme sans construire l’unité populaire à la base, et cela demande beaucoup de travail et de persévérance, c’est un processus qui est politique, mais qui n’a rien à voir avec une campagne présidentielle.

La lutte contre le fascisme est un combat de tous les jours, aussi bien sur le plan politique que sur le plan culturel. L’antifascisme n’est pas un « milieu »,  ses valeurs doivent se propager dans la société toute entière.

C’est seulement à ce prix, en réalisant l’unité populaire à la base, que nous vaincrons le fascisme.

15 avril 2012

Ce dimanche 15 avril à Hénin-Beaumont, quelques heures avant le meeting du front National…

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

8 avril 2012

Zeev Sternhell – Les fondements du fascisme viennent de la France du XIXe siècle

par Comité de Vigilance Antifasciste 62