Archive for septembre, 2012

30 septembre 2012

Henin-Beaumont, au cœur de notre actualité antifasciste

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

C’est à Hénin-Beaumont que Seb, notre camarade antifasciste qui passera en procès le 6 novembre, avait été arrêté. Il tentait de se rendre avec d’autres antifascistes à un rassemblement pour protester en cas d’élection de Marine Le Pen aux élections législatives.

Ce jour là, l’État avait décidé de les empêcher de s’y rendre en les interpellant brutalement. Au même moment, Marine Le Pen manquait à quelques dizaines de voix près d’arracher le siège de députée de la 11ème circonscription du Pas-de-Calais. Alors qu’elle obtenait plus de 55 % des scrutins en sa faveur sur la seule ville de Hénin-Beaumont.

Ce qui se joue avec le procès de Seb est d’une importance majeure pour l’antifascisme dans la région. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne et de son entourage.

Objectivement, la situation ici est mauvaise pour les personnes qui refusent de se plier au racisme, au nationalisme et à l’agressivité des fascistes. La pression de l’extrême-droite est très forte et en plus de cela, les personnes de sensibilité antifasciste un véritable sentiment d’encerclement dans la vie quotidienne.

Au travail, au lycée ou en bas de chez soi , les valeurs fascistes sont de plus en plus répandues. Le repli sur soi individualiste est toujours plus assumé. Le culte du « mâle » fort et brutal est vécu comme un modèle positif pour beaucoup. Le nationalisme est de plus en plus ressenti comme une perspective pour sortir de la crise. Et le racisme est de plus en plus assumé ouvertement.

Sur le plan politique, les groupes ouvertement fascistes se répandent et n’hésitent pas à se montrer au grand jour. On pense, entre autre, au fasciste radical Serge Ayoub qui s’était invité avec quelques individus sur le marché de Henin-Beaumont pour les élections législatives. Ou alors à la provocation fasciste d’une pseudo « Maison des ouvriers » à Auchel en début d’année. Mais le pire fut certainement le « week-end du trident » cet été toujours à Auchel. Il avait consisté en une pure et simple invasion de la ville par des militants néonazis.

A coté des ces groupes qui évoluent à sa marge (mais dans la même direction), il y a la terrible offensive de Marine Le Pen. Le populisme et la démagogie pseudo sociale de Marine Le Pen fait un carton dans la région. Particulièrement dans les milieux prolétaires.

Le Front National a fait de Henin-Beaumont une sorte de laboratoire. Lors de la braderie début septembre, Marine Le Pen expliquait clairement qu’elle voulait « développer le modèle Hénin-Beaumont » et même « l’exporter » partout en France… Quand on constate le discours offensif, très « guerrier » de Marine Le Pen depuis la rentrée, notamment avec les provocations sorties lors de l’Université d’été du Front National destinées à plaire à la base raciste du FN, il y a vraiment de quoi s’inquiéter de cette volonté d’expansion.

D’autant plus qu’ici nous connaissons les moyens dont peut user le FN pour se développer. Certains de ses membres n’hésitant pas à se faire passer pour des policiers en civil sur le marché d’Hénin-Beaumont afin de chasser les progressistes comme on nous l’avait rapporté à l’époque. Ou alors pire, avec certains de ses jeunes qui n’hésitent pas à tomber à nombreux sur des personnes identifiées antifascistes pour les tabasser.

Dans ce contexte, l’arrestation des antifascistes à Henin-Beaumont le soir des élections législatives et le procès de Seb qui y fait suite ont une valeur symbolique particulière.

Actuellement, les personnes qui défendent le système capitaliste et ses institutions, mais qui ne sont pas favorable au fascisme (tout du moins pour le moment), ont peur de voir la situation exploser. EIles craignent de voir la situation leur échapper et les événements s’emballer. Selon ce raisonnement, il ne faudrait pas s’opposer aux fascistes et au fascisme car c’est cela qui le ferait se développer. En d’autres termes, l’idée serait de fermer les yeux en espérant que l’orage passe (quitte à s’aligner sinon…)

C’est clairement pour cette raison que l’État tente d’isoler puis écraser les antifascistes. Et c’est selon cette logique que la police avait clairement reçu l’ordre d’interpeller les antifascistes à Henin-Beaumont le soir du deuxième tour des élections législatives. L’État veut faire passer les antifascistes pour des fauteurs de troubles, des irresponsables attirés par la violence et le désordre. Le but est de nous isoler du peuple. 

Cette attitude de l’État sert objectivement le fascisme. Mais de toute façon, c’est quasiment chaque moment de la vie du système capitaliste s’effondrant sur lui-même aujourd’hui qui sert le fascisme. En cette période de crise du capitalisme, les fascistes profitent du désarroi et de la misère du peuple pour tenter de détourner sa colère : le nationalisme est une arme puissante pour empêcher la classe ouvrière de se libérer de ses chaînes.

L’État et la bourgeoisie évolueront inévitablement en faveur du fascisme. C’est dans leur intérêt. C’est un développement logique du capitalisme en crise. La bourgeoisie a besoin du nationalisme pour mobiliser le peuple derrière son drapeau et ses projets agressifs.

Selon nous, la question qui se pose aujourd’hui est celle de la préparation à la résistance antifasciste. Nous ne pensons pas qu’il y ait d’autre issue possible à la crise que l’explosion du fascisme.

Et nous savons que d’ici là, l’Etat tentera systématiquement de nous écraser si nous ne sommes pas assez fort et trop isolé du peuple. D’ailleurs, depuis l’arrestation de Henin-Beaumont, la police a continué à maintenir la pression contre les antifascistes, avec des convocations, des menaces, des intimidations ou des tentatives d’usurpation d’identité.

L’actualité autour de la ville de Henin-Beaumont a une importance particulière. Elle est un symbole de la situation présente et annonce les difficultés à venir. Pour autant, nous ne pensons pas qu’il faille se focaliser sur la seule ville de Hénin-Beaumont. D’autant plus qu’il existe dans la population locale un sentiment de raz le bol d’être comme « pris en otage » au profit d’intérêts qui dépassent la vie quotidienne. Les agitations du politicien Mélenchon n’ayant rien arrangé à cela.

Dans le fond, la situation de Henin-Beaumont est plus ou moins similaire à ce qui se passe dans toute la région. Si le fascisme se développe partout en France, il se développe dans une version particulièrement « populaire » dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Picardie.

Mais nous savons que le fascisme va se heurter à un mur : celui de ses propres contradiction. Le fascisme se développe car il apparaît comme une forme de lutte contre le « système », comme un combat anticapitaliste.Mais le fascisme ne veut pas renverser l’ordre capitaliste.

Au contraire, le fascisme est la pire expression des valeurs capitalistes : racisme, sexisme, haine, loi du plus fort, mépris des « faibles », oppression des prolétaires et destruction de la vie, des animaux, de la Terre.

A nous de développer nos valeurs et d’apporter des perspectives à la résistance antifasciste.

La vrai alternative, c’est celle qui s’opposera totalement à toutes les valeurs et la culture de la bourgeoisie.

Unité populaire contre les divisions fascistes !

Vive la résistance antifasciste !

25 septembre 2012

Soutien antifasciste pour Seb !

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Le 17 juin 2012, six antifascistes étaient arrêté(e)s dans les rues de Hénin-Beaumont en se rendant à un rassemblement pour protester contre le risque d’élection de Marine Le Pen au second tour des élections législatives.

Plusieurs unités de police les ont interpellés de manière virulente avant d’atteindre le lieu du rassemblement. Les activistes antifascistes ont ensuite passé la nuit en garde à vue après avoir été menottés et embarqués. C’est finalement au commissariat de Lens que les activistes ont appris les résultats de l’élection.

Deux des antifascistes interpellé(e)s ce soir-là ont fait l’objet de poursuites judiciaires. Le premier, mineur, ne semble plus être inquiété pour le moment. Nous restons vigilants.

Seb par contre, sera jugé au Tribunal de Béthune le 6 novembre 2012. Il est poursuivi pour « port d’arme de 6ème catégorie avec circonstance aggravante qu’au moins une autre personne était aussi en port d’arme ». Il est aussi poursuivi, car il a refusé de se soumettre à un prélèvement pour un fichage ADN.

Par cette accusation, l’Etat veut faire croire que les antifascistes seraient des personnes pratiquant une violence gratuite et qui ne cherchent que le désordre. La réalité est que depuis des semaines avant le soir de l’élection, les militants fascistes du Front National et d’autres groupes radicaux – dont certains venus même d’autres régions de France – multipliaient les agressions et les pressions sur les militants de gauche en général et ciblaient plus particulièrement les activistes antifascistes. Des agressions de plus en plus violentes couvertes par les forces de répression de l’Etat.

Ce que l’Etat reproche à Seb et aux militants antifascistes est d’avoir oser penser à pouvoir se défendre en cas d’agression de la part d’une des bandes néonazies qui patrouillaient en ville.

Nous appelons à la solidarité populaire, nous encourageons toutes et tous les antifascistes à multiplier les actions de solidarité, à diffuser l’information et organiser des initiatives de soutien.

Car ce qui se joue là ne concerne pas qu’un individu. La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un objectif prioritaire de l’extrême-droite. Et la criminalisation de l’antifascisme et l’instauration progressive d’un climat de terreur à l’encontre des militants progressistes font partie de cette stratégie.

Nous appelons à tout mettre en œuvre pour être le plus nombreux et nombreuses possible devant le tribunal de Béthune ce mardi 6 novembre dès le début d’après midi.

Nous faisons également appel à la solidarité financière car les poursuites judiciaires coûtent cher.

Solidarité avec les antifascistes d’Hénin-Beaumont !

Relaxe pour Seb au procès du 6 novembre !

Lien : http://solidarite-antifa-henin-beaumont.kazeo.com/

25 septembre 2012

27 antifas arrétés à Ath ce samedi

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Antifabruxelles's Blog

Source

27 manifestants ont été arrétés ce samedi à Ath alors qu’ils manifestaient contre la présence de plus en plus visible du groupe fasciste ’Nation’ en Wallonie. D’abord rassemblés sur la grand-place où se tenait un autre evenement (les ’24 heures’), ils ont été encerclés en quittant la place où plusieurs militants d’extrême-droite attendaient.

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