Le Cri du Coron, collectif antifasciste Bruaysien

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Ci-dessous un extrait d’article de la Voix du Nord qui présente le Cri du Coron, un collectif antifasciste de Bruay et environs.

 Comme ailleurs en ville, les antifascistes («Antifa») ont marqué leur territoire à l'angle de la route de Bruay et de la rue Paul-Valéry.

[Cet article mérite d’être souligné pour son objectivité, car d’ordinaire le groupe de presse de la Voix du Nord a une ligne éditoriale qui consiste à

– donner un tribune au Front National et faire de la publicité à Marine Le Pen (oui à ce stade-là ça s’appelle de la publicité).

jouer sur la peur de l’extrême-extrême-droite pseudo-révolutionnaire (Front Solidariste) pour mieux mettre en avant l’extrême-droite électoraliste (Front National).

ridiculiser des initiatives antifascistes légitimes, quitte à avoir des néo-nazis en couverture.

Il y a peut-être encore à la Voix du Nord des journalistes qui dévient un peu de la ligne éditoriale (une ligne éditoriale qui favorise objectivement la progression du fascisme). Après tout nous vivons dans une démocratie bourgeoise, ce qui explique qu’il subsiste un certaine « liberté de ton » dans la presse. Mais nous ne sommes pas dupes, la presse bourgeoise n’est pas antifasciste. ]

Le Cri du coron, un nouveau collectif antifasciste engagé dans une « drôle de guerre » avec la très discrète Maison des ouvriers

dimanche 19.02.2012, 05:07 – La Voix du Nord

En réaction à l’inauguration annoncée par l’extrême droite identitaire d’une Maison des ouvriers à Bruay, un nouveau collectif d’opposition vient de voir le jour. Son nom : le Cri du coron.

Composé de jeunes militants bruaysiens, houdinois, divionnais se revendiquant de la mouvance antifasciste, ce groupe entend maintenir la pression sur la Maison des ouvriers et contrecarrer ses agissements. Sauf que pour l’instant, il ronge son frein, cantonné à une « guerre » virtuelle sur Internet et les murs de la ville à coups d’affiches et de graffitis.

Ses géniteurs avaient annoncé son implantation à Bruay avec roulements de tambour, le torse bombé. Après la Maison de l’Artois à Auchel, la Maison des ouvriers de Bruay allait étendre l’influence de l’extrême droite identitaire en sol mineur et servir de « base politique pour tout le bassin de l’Artois », déclarait début janvier le Front populaire solidariste (FPS), groupuscule d’extrême droite proche de la Maison flamande de Lambersart.[…] Or depuis cette annonce retentissante, rien, ou presque. En dehors d’une campagne d’affichage sauvage orchestrée dans la nuit du 6 au 7 février par le mouvement d’extrême droite Troisième voie, la ville n’a subi comme seuls « dégâts collatéraux » qu’une éclosion de graffitis. La « guerre » annoncée entre les deux camps se résumant à un jeu du chat et de la souris largement commenté sur Internet.

À Bruay, un nouveau collectif d’opposition aux identitaires vient toutefois de voir le jour. Le Cri du coron – c’est son nom – est constitué de jeunes du Bruaysis réunis en association. « Nous sommes un comité de vigilance de Bruay composé d’une trentaine de jeunes, indiquait hier ce membre actif. Le Cri du coron, à la base, était un fanzine, né en 2001. On reprend le flambeau pour informer la population et mener une lutte de tous les instants contre ces nazillons. Nous voulons couper l’herbe sous le pied à Claude Hermant et ses sbires en aidant les gens à les démasquer. Après, chacun prendra ses responsabilités. En attendant qu’ils se manifestent, on surveille leurs agissements. C’est calme en ce moment, mais le risque de débordements violents existe. Un conce rt sera bientôt organisé à Bruay ou aux alentours pour nous faire connaître ».

« Tactique sous-marin »

Face à cette opposition qu’ils raillent allégrement sur le Net, les identitaires, qui promettaient à leurs adversaires politiques « une année 2012 difficile » et une inauguration en grande pompe de la Maison début février, tardent à avancer à visage découvert… L’échec apparent de leur implantation auchelloise, et le souvenir de la résistance physique que leur avaient opposée leurs détracteurs cet été sur le marché d’Auchel, les conduiraient-ils à faire profil bas ? Joint au téléphone, Claude Hermant balaie les arguments d’un revers de main et assume une discrétion stratégique qui porterait ses fruits. « La Maison de l’Artois compte 120 adhérents. Elle avance bien. Mais vu l’hostilité à notre égard, on a opté à Bruay pour la « tactique sous-marin » et les réunions Tupperware® (sic). Nous avons 15 membres actifs à Bruay qui se réunissent efficacement.

Cinquante autres sont pressentis. On arrive ici pour mettre fin aux magouilles et au clientélisme. L’inauguration de la Maison des ouvriers aura lieu avant la fin février, mais en secret. Les journalistes, triés sur le volet, devront s’engager à ne pas révéler le lieu où nous sommes installés. » •

ARNAUD DÉTHÉE

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