Fascisme et classe ouvrière

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Marine Le Pen et Steeve Briois devant l'usine Arcelor Mittal à Grande Synthe

« Quelle est donc la source de l’influence du fascisme sur les masses? Le fascisme réussit à attirer les masses parce qu’il en appelle, de façon démagogique, aux plus sensibles de leurs besoins et de leurs aspirations. Le fascisme ne se borne pas à attiser les préjugés profondément enracinés dans les masses; il joue aussi sur les meilleurs sentiments des masses, sur leur sentiment de justice et parfois même sur leurs traditions révolutionnaires. Pourquoi les fascistes allemands, ces laquais de la grande bourgeoisie et ces ennemis mortels du socialisme, se font-ils passer devant les masses pour des « socialistes » et représentent-ils leur avènement au pouvoir conne une « révolution »? Parce qu’ils visent à exploiter la foi dans la révolution, l’élan vers le socialisme, qui vivent au cœur des grandes masses travailleuses d’Allemagne.


Le fascisme agit dans l’intérêt des ultra-impérialistes, mais il se montre aux masses sous le masque défenseur de la nation lésée et en appelle au sentiment national blessé […] Le fascisme vise à l’exploitation la plus effrénée des masses, mais il aborde celles-ci avec une habile démagogie anticapitaliste, en exploitant la haine profonde des travailleurs pour la bourgeoisie rapace, les banques, les trusts et les magnats financiers, et en formulant les mots d’ordre les plus tentants au moment donné pour les masses politiquement frustes. En Allemagne :  « l’intérêt général prime l’intérêt privé« : en Italie: « notre État n’est pas un État capitaliste, mais corporatif« ; au Japon « pour un Japon sans exploitation« ; aux États-Unis: « pour le partage de la richesse« , etc…

Conseil Municipal d'Hénin-Beaumont, 2009.

Le fascisme livre le peuple à la merci des éléments vénaux les plus corrompus, mais se présente devant lui en revendiquant un « pouvoir honnête et incorruptible ». En spéculant sur la profonde déception des masses à l’égard des gouvernements de démocratie bourgeoise, le fascisme s’indigne hypocritement contre la corruption […]

Marché d'Hénin-Beaumont, 2009

Dépassant en cynisme et en hypocrisie toutes les autres variétés de la réaction bourgeoise, le fascisme adapte sa démagogie aux particularités nationales de chaque pays et même aux particularités des différentes couches sociales dans un seul et même pays. Et les masses de la petite bourgeoisie, voire une partie des ouvriers, poussées au désespoir par la misère, le chômage et la précarité de leur existence, deviennent victimes de la démagogie sociale et chauvine du fascisme.»

G. Dimitrov, Le fascisme et la classe ouvrière, 1935.

Publicités

One Comment to “Fascisme et classe ouvrière”

  1. Il y a une chose importante à mon sens pour laquelle N. Sarkozy a fauté gravement,c’est la délocalisation des usines et emplois liés à cela. Il avait claironné qu’il empêcherait avec toute son énergie la délocalisation des entreprises: Il n’a rien fait, car peut-il vraiment s’opposer à cela? qui peut le faire ? Il faudrait commencer par créer une vraie politique industrielle , mais de cela personne n’en veut car il s’agirait de revoir notre conception de l’emploi. Le conservatisme des syndicats veille au grain.Il ne faut donc pas s’étonner que le monde ouvrier dans un ultime sursaut cherche un nouveau partenaire, peut-être plus efficace dans ce domaine là..c’est en tout cas une grande espérance..wait and see..!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s