Le magasin Stock City fiche ses clients (pour ses copains flics?)

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Le magasin Stock City, situé rue des Trois Visages à Arras, est « agrée gendarmerie » et surplus militaire, et vend aussi des accessoires, des insignes et des vêtements : on y trouve de tout, aussi bien du Lonsdale que du Fred Perry.

V.  s’était rendue au magasin pour y acheter une petite bombe anti-agression au poivre. Quelle ne fut pas sa surprise quand le vendeur lui demanda de sortir ses papiers pour les recopier dans un petit registre plein de noms et de numéros de carte d’identité : en effet les bombes anti-agression sont en vente libre pour les plus de dix-huit ans, donc normalement, nul besoin de présenter ses papiers!

Notre amie demande des explications et se voit répondre qu’il est désormais obligatoire de prendre les coordonnées des personnes qui achètent un couteau ou une bombe lacrymo.

– « Très bien, je ne montrerai pas mes papiers, alors tant pis, je m’en vais! », répond notre amie, qui prend le chemin de la sortie.

– « Non mais c’est pas grave, je vous la vends quand même la bombe! »,  lui répond le vendeur.

– « Ah bon? Mais vous venez de me dire que vous étiez obligé de prendre mes coordonnées! »

– « Bin disons qu’on est obligés de les demander, mais si le client veut pas c’est pas grave… »

Mmmm… Qu’est-ce que cela peut-il donc signifier? Des hypothèses?

  1. Une mauvaise connaissance des lois.
  2. Le vendeur souhaite peut-être se constituer un fichier-clients afin de pouvoir leur envoyer le catalogue automne-hiver de la nouvelle collection.
  3. Ou alors un bon copain flic qui aime déléguer les tâches s’intéresse aux clients du magasin.
Publicités