28 novembre 2012

Le CVA62 devient l’AA62

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Cela fait maintenant plus de trois ans que le CVA62 a été créé. Aujourd’hui, nous sommes un groupe autonome du réseau Action Antifasciste. Ces trois dernières années ont été mouvementées, pleines de rencontres et d’initiatives.

Le fascisme est plus que jamais d’actualité. Le climat devient de plus en plus tendu et malsain, et il est désormais évident que l’existence de groupes  antifascistes autonomes est une nécessité absolue. Nous ne sommes qu’un groupe parmi d’autres.

Pour mieux refléter ce que nous sommes, le CVA62 devient l’Action Antifasciste 62. Vous trouverez désormais nos articles à cette adresse :

http://actionantifasciste62.wordpress.com/

11 novembre 2012

Retour sur le procès de Seb et perspectives antifascistes

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Le procès de notre camarade Seb vient de s’achever, le moment est venu de faire le bilan de la campagne de solidarité, et de la replacer dans son contexte.

Seb avait été arrêté le 17 juin à Hénin-Beaumont avec 5 autres camarades, peu de temps avant l’annonce du résultat du second tour des législatives.

En cas d’élection de Marine Le Pen, un appel à rassemblement avait été lancé : dans les rues du centre-ville d’Hénin-Beaumont, de nombreuses personnes attendaient les résultats, tandis que des effectifs policiers renforcés pour l’occasion étaient stationnés près du commissariat.

Pour les personnes avec qui nous avons discuté sur place, il était important de se regrouper dans le centre-ville ce soir-là, pour marquer une présence, et rendre visible l’opposition populaire locale qui existe bel et bien, face à la progression du fascisme.

Quoi de plus normal, que de refuser de laisser place nette en cas de victoire de Marine Le Pen?

Mais à l’évidence, pour l’Etat et sa Police Nationale, il aurait été préférable que la foule se disperse, que chacun rentre chez soi et qu’une atmosphère de couvre-feu s’installe dans les rues d’Hénin-Beaumont…

En effet, plusieurs témoignages nous ont permis d’établir que les controles d’identité musclés effectués peu avant 20 heures en plusiers points de la ville ciblaient uniquement les personnes qui, pour la police, ressemblaient de près ou de loin à des militants antifascistes ou « de gauche ».

C’est dans ces circonstances qu’a eu lieu l’arrestation de nos 6 camarades par un impressionnant dispositif composés de policiers en uniforme, d’agents de la BAC et de la DCRI, certains spécialement envoyés de Lille pour l’occasion.

Les 6 camarades ont été fouillés. Les policiers du renseignement, sortant leurs mains des sacs à dos, ont brandi triomphalement (et illégalement confisqué) des tracts et des autocollants…

Il est vrai aussi que certains camarades avaient osé pensé à apporter de quoi se défendre, dans l’hypothèse d’une agression par une bande de néo-nazis. Ce scénario n’est pas fantaisiste, pour la simple et bonne raison qu’il existe des précédents.

Mais pour les policiers sur place, cette arrestation représentait un coup de filet exceptionnel. Selon eux, « le pire venait d’être évité », car de toute évidence, les 6 camarades se préparaient à attaquer le siège du Front National!

Nous pouvons certifier que nos camarades marchaient tranquillement dans la rue et n’avaient aucunement une allure agressive, et pourtant c’est dans le cadre d’une affaire de « participation à un groupe violent et armé » qu’ils ont été menottés et placés en garde à vue pour la nuit au commissariat de Lens…

Puis, comme nous l’avons déjà relaté ici, l’arrestation a débouché sur deux chefs d’inculpation, et le procès de mardi dernier, dont le compte-rendu est visible ici.

Notre camarade Seb écope donc de 300 euros d’amende pour port d’arme de 6eme catégorie, et d’un mois de prison avec sursis pour refus de fichage ADN. Nous n’avons pas obtenu la relaxe, mais les peines sont moins importantes que celles requises par le procureur, ce qui prouve que la solidarité et la lutte ont pesé dans le verdict.

Un repas végan a été organisé pour collecter des fonds.

Mais que s’est-il passé dans le bassin minier depuis le mois de juin, pendant que l’Etat et ses bras policier et judiciaire étaient occupés à réprimer les militants antifascistes?

Le bassin minier est devenu un des enjeux prioritaires pour les diverses tendances du fascisme :

Il y a eu cet été le « week-end du Trident » à Auchel, organisé avec le concours de le Maison de l’Artois, une structure proche des fascistes de Troisième Voie et de la mouvance « solidariste ». Pendant deux jours, des bandes de néo-nazis ont paradé en ville, exhibé cagoules et masques de Hitler, et occupé un terrain municipal pour une partie de foot. Cette occupation de l’espace public par des fascistes a suscité un rejet total de la part de la population, mais on n’a pas vu l’ombre d’un uniforme de police à Auchel durant tout le week-end.

Ce n’est que trois mois plus tard, en octobre, que la dissolution de la Maison de l’Artois sera prononcée par l’Etat.

Il y a eu aussi en octobre un épisode judiciaire totalement passé sous silence par les médias bourgeois, alors qu’un journaliste de la Voix du Nord était présent le jour du procès: le Front National vient d’être condamné par la Cour de Douai à verser 14000 euros de dommages et intérêts pour usurpation d’identité, suite à un épisode de la campagne législative à Hénin-Beaumont, où deux militants frontistes se sont faisant passer pour des policiers et ont demandé à un jeune écologiste d’arrêter de distribuer ses tracts sur le marché.

Pendant ce temps, non contents de se faire passer pour des policiers, les militants du Front National profitent de la crise et des fermetures d’usine pour toucher la population ouvrière, et marteler son discours haineux et nationaliste.

Les groupes néo-nazis se structurent dans le secteur, et se rassemblent en nombre et au grand jour, à Lens, Douai, Libercourt…Il est de plus en plus dangereux d’afficher son antifascisme, tellement le risque d’agression est devenu élevé.

Voilà pour le contexte local. Et c’est là qu’on apprend que la ville de Toul en Moselle a accueilli le week-end dernier un rassemblement de 2000 néo-nazis. Selon France 3 Lorraine, « la Préfecture de Meurthe-et-Moselle et la mairie de Toul ne sont pas intervenues et aucun représentant de l’ordre n’était présent dans la salle pour constater les multiples infractions administratives et pénales : incitation à la haine raciale ou encore appel au meurtre.

Seuls des policiers et un renfort de la CRS 39 a été dépêché sur place pour éviter tout débordement en dehors du lieu de la manifestation. »

On voit ici clairement la tendance qui ne fera que s’accentuer dans le futur : l’Etat et la bourgeoisie penchent inévitablement en direction du fascisme. Les composantes les moins aggressives de la bourgeoisie auront beau rechigner à ouvrir un espace de plus en plus grand à des mouvances fascistes à leurs yeux peu fréquentables, mais objectivement cela ne changera rien. Dans ce contexte de crise généralisée du capitalisme, la bourgeoisie a besoin du fascisme et des fascistes pour « faire le sale boulot » et préserver ses intérêts. Le nationalisme et les valeurs fascistes font lentement leur chemin au sein du peuple.

En tant qu’antifascistes, nous n’avons rien à attendre de l’Etat, ni pour nous protéger, et encore moins pour freiner l’avancée du fascisme. Les agissements de la police à l’égard de nos camarades ne visent qu’à nous diviser et à nous faire passer pour des groupes violents et en marge de la société. Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces pour combattre les valeurs fascistes, en y opposant nos propres valeurs.

A nous, donc, de construire l’unité populaire antifasciste!

8 novembre 2012

Campagne de solidarité pour les antifascistes d’Hénin-Beaumont: communiqué suite au procès de Seb!

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Ce mardi 6 novembre 2012, Seb a été condamné à 300 euros d’amendes par le tribunal de Béthune pour le fait de port d’arme de 6ème catégorie le soir du second tour de l’élection législative à Hénin-Beaumont. Le tribunal a également condamné Seb à 1 mois de prison avec sursis pour refus de prélèvement ADN, comme l’a requis le procureur de la République.

Le tribunal n’a pas retenu les 2 mois de prisons avec sursis requis par le procureur pour le port d’arme de 6ème catégories. La peine de 300 euros et bien en deçà des dix ans de prison et 3.750 euros encourus.

Depuis la garde-à-vue où la police voulait retenir des faits de participation à un regroupement violent et armé, en passant par la mise en examen pour port d’arme en réunion, jusqu’à ce mois de sursis et cette amende de 300€, la pression de l’Etat n’a fait que diminuer. C’est le signe que la mobilisation et la solidarité antifasciste ont fonctionné. C’est la preuve qu’il ne faut jamais rester isolé face à la répression.

L’Etat voulait faire croire que les antifascistes sont des provocateurs qui cherchent la violence et le désordre : les faits ne font que prouver le contraire ! Ce sont les fascistes qui sont les partisans de la violence gratuite, du désordre et de la haine infondée. Les antifascistes se battent pour la justice, l’unité et la solidarité au sein du peuple.

Maintenant que Seb n’est plus inquiété judiciairement – si ce n’est ce sursis injuste qui plane au dessus de lui pendant 5 ans, nous devons continuer à nous mobiliser et faire vivre l’antifascisme dans le bassin minier. Le Front National ne cesse de se développer et la violence ou provocations fascistes continuent de se multiplier dans la région. Nous ne pourrons compter que sur nos propres forces et notre unité pour y faire face.

La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un des objectifs prioritaires de l’extrême-droite qui voudrait faire croire que le nationalisme est une solution à la misère du peuple. Le procès de Seb n’était qu’une étape dans la longue bataille qui oppose et opposera de plus en plus toutes les personnes progressistes à la montée en puissance du fascisme et de sa terreur.

Vive la solidarité antifasciste,

Vive l’unité populaire antifasciste à Hénin-Beaumont, dans le Nord-Pas-Calais et partout en France !

Tous les documents et les communiqués de la campagne ICI

30 septembre 2012

Henin-Beaumont, au cœur de notre actualité antifasciste

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

C’est à Hénin-Beaumont que Seb, notre camarade antifasciste qui passera en procès le 6 novembre, avait été arrêté. Il tentait de se rendre avec d’autres antifascistes à un rassemblement pour protester en cas d’élection de Marine Le Pen aux élections législatives.

Ce jour là, l’État avait décidé de les empêcher de s’y rendre en les interpellant brutalement. Au même moment, Marine Le Pen manquait à quelques dizaines de voix près d’arracher le siège de députée de la 11ème circonscription du Pas-de-Calais. Alors qu’elle obtenait plus de 55 % des scrutins en sa faveur sur la seule ville de Hénin-Beaumont.

Ce qui se joue avec le procès de Seb est d’une importance majeure pour l’antifascisme dans la région. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne et de son entourage.

Objectivement, la situation ici est mauvaise pour les personnes qui refusent de se plier au racisme, au nationalisme et à l’agressivité des fascistes. La pression de l’extrême-droite est très forte et en plus de cela, les personnes de sensibilité antifasciste un véritable sentiment d’encerclement dans la vie quotidienne.

Au travail, au lycée ou en bas de chez soi , les valeurs fascistes sont de plus en plus répandues. Le repli sur soi individualiste est toujours plus assumé. Le culte du « mâle » fort et brutal est vécu comme un modèle positif pour beaucoup. Le nationalisme est de plus en plus ressenti comme une perspective pour sortir de la crise. Et le racisme est de plus en plus assumé ouvertement.

Sur le plan politique, les groupes ouvertement fascistes se répandent et n’hésitent pas à se montrer au grand jour. On pense, entre autre, au fasciste radical Serge Ayoub qui s’était invité avec quelques individus sur le marché de Henin-Beaumont pour les élections législatives. Ou alors à la provocation fasciste d’une pseudo « Maison des ouvriers » à Auchel en début d’année. Mais le pire fut certainement le « week-end du trident » cet été toujours à Auchel. Il avait consisté en une pure et simple invasion de la ville par des militants néonazis.

A coté des ces groupes qui évoluent à sa marge (mais dans la même direction), il y a la terrible offensive de Marine Le Pen. Le populisme et la démagogie pseudo sociale de Marine Le Pen fait un carton dans la région. Particulièrement dans les milieux prolétaires.

Le Front National a fait de Henin-Beaumont une sorte de laboratoire. Lors de la braderie début septembre, Marine Le Pen expliquait clairement qu’elle voulait « développer le modèle Hénin-Beaumont » et même « l’exporter » partout en France… Quand on constate le discours offensif, très « guerrier » de Marine Le Pen depuis la rentrée, notamment avec les provocations sorties lors de l’Université d’été du Front National destinées à plaire à la base raciste du FN, il y a vraiment de quoi s’inquiéter de cette volonté d’expansion.

D’autant plus qu’ici nous connaissons les moyens dont peut user le FN pour se développer. Certains de ses membres n’hésitant pas à se faire passer pour des policiers en civil sur le marché d’Hénin-Beaumont afin de chasser les progressistes comme on nous l’avait rapporté à l’époque. Ou alors pire, avec certains de ses jeunes qui n’hésitent pas à tomber à nombreux sur des personnes identifiées antifascistes pour les tabasser.

Dans ce contexte, l’arrestation des antifascistes à Henin-Beaumont le soir des élections législatives et le procès de Seb qui y fait suite ont une valeur symbolique particulière.

Actuellement, les personnes qui défendent le système capitaliste et ses institutions, mais qui ne sont pas favorable au fascisme (tout du moins pour le moment), ont peur de voir la situation exploser. EIles craignent de voir la situation leur échapper et les événements s’emballer. Selon ce raisonnement, il ne faudrait pas s’opposer aux fascistes et au fascisme car c’est cela qui le ferait se développer. En d’autres termes, l’idée serait de fermer les yeux en espérant que l’orage passe (quitte à s’aligner sinon…)

C’est clairement pour cette raison que l’État tente d’isoler puis écraser les antifascistes. Et c’est selon cette logique que la police avait clairement reçu l’ordre d’interpeller les antifascistes à Henin-Beaumont le soir du deuxième tour des élections législatives. L’État veut faire passer les antifascistes pour des fauteurs de troubles, des irresponsables attirés par la violence et le désordre. Le but est de nous isoler du peuple. 

Cette attitude de l’État sert objectivement le fascisme. Mais de toute façon, c’est quasiment chaque moment de la vie du système capitaliste s’effondrant sur lui-même aujourd’hui qui sert le fascisme. En cette période de crise du capitalisme, les fascistes profitent du désarroi et de la misère du peuple pour tenter de détourner sa colère : le nationalisme est une arme puissante pour empêcher la classe ouvrière de se libérer de ses chaînes.

L’État et la bourgeoisie évolueront inévitablement en faveur du fascisme. C’est dans leur intérêt. C’est un développement logique du capitalisme en crise. La bourgeoisie a besoin du nationalisme pour mobiliser le peuple derrière son drapeau et ses projets agressifs.

Selon nous, la question qui se pose aujourd’hui est celle de la préparation à la résistance antifasciste. Nous ne pensons pas qu’il y ait d’autre issue possible à la crise que l’explosion du fascisme.

Et nous savons que d’ici là, l’Etat tentera systématiquement de nous écraser si nous ne sommes pas assez fort et trop isolé du peuple. D’ailleurs, depuis l’arrestation de Henin-Beaumont, la police a continué à maintenir la pression contre les antifascistes, avec des convocations, des menaces, des intimidations ou des tentatives d’usurpation d’identité.

L’actualité autour de la ville de Henin-Beaumont a une importance particulière. Elle est un symbole de la situation présente et annonce les difficultés à venir. Pour autant, nous ne pensons pas qu’il faille se focaliser sur la seule ville de Hénin-Beaumont. D’autant plus qu’il existe dans la population locale un sentiment de raz le bol d’être comme « pris en otage » au profit d’intérêts qui dépassent la vie quotidienne. Les agitations du politicien Mélenchon n’ayant rien arrangé à cela.

Dans le fond, la situation de Henin-Beaumont est plus ou moins similaire à ce qui se passe dans toute la région. Si le fascisme se développe partout en France, il se développe dans une version particulièrement « populaire » dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Picardie.

Mais nous savons que le fascisme va se heurter à un mur : celui de ses propres contradiction. Le fascisme se développe car il apparaît comme une forme de lutte contre le « système », comme un combat anticapitaliste.Mais le fascisme ne veut pas renverser l’ordre capitaliste.

Au contraire, le fascisme est la pire expression des valeurs capitalistes : racisme, sexisme, haine, loi du plus fort, mépris des « faibles », oppression des prolétaires et destruction de la vie, des animaux, de la Terre.

A nous de développer nos valeurs et d’apporter des perspectives à la résistance antifasciste.

La vrai alternative, c’est celle qui s’opposera totalement à toutes les valeurs et la culture de la bourgeoisie.

Unité populaire contre les divisions fascistes !

Vive la résistance antifasciste !

25 septembre 2012

Soutien antifasciste pour Seb !

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Le 17 juin 2012, six antifascistes étaient arrêté(e)s dans les rues de Hénin-Beaumont en se rendant à un rassemblement pour protester contre le risque d’élection de Marine Le Pen au second tour des élections législatives.

Plusieurs unités de police les ont interpellés de manière virulente avant d’atteindre le lieu du rassemblement. Les activistes antifascistes ont ensuite passé la nuit en garde à vue après avoir été menottés et embarqués. C’est finalement au commissariat de Lens que les activistes ont appris les résultats de l’élection.

Deux des antifascistes interpellé(e)s ce soir-là ont fait l’objet de poursuites judiciaires. Le premier, mineur, ne semble plus être inquiété pour le moment. Nous restons vigilants.

Seb par contre, sera jugé au Tribunal de Béthune le 6 novembre 2012. Il est poursuivi pour « port d’arme de 6ème catégorie avec circonstance aggravante qu’au moins une autre personne était aussi en port d’arme ». Il est aussi poursuivi, car il a refusé de se soumettre à un prélèvement pour un fichage ADN.

Par cette accusation, l’Etat veut faire croire que les antifascistes seraient des personnes pratiquant une violence gratuite et qui ne cherchent que le désordre. La réalité est que depuis des semaines avant le soir de l’élection, les militants fascistes du Front National et d’autres groupes radicaux – dont certains venus même d’autres régions de France – multipliaient les agressions et les pressions sur les militants de gauche en général et ciblaient plus particulièrement les activistes antifascistes. Des agressions de plus en plus violentes couvertes par les forces de répression de l’Etat.

Ce que l’Etat reproche à Seb et aux militants antifascistes est d’avoir oser penser à pouvoir se défendre en cas d’agression de la part d’une des bandes néonazies qui patrouillaient en ville.

Nous appelons à la solidarité populaire, nous encourageons toutes et tous les antifascistes à multiplier les actions de solidarité, à diffuser l’information et organiser des initiatives de soutien.

Car ce qui se joue là ne concerne pas qu’un individu. La conquête d’Hénin-Beaumont et de larges parts du bassin minier est un objectif prioritaire de l’extrême-droite. Et la criminalisation de l’antifascisme et l’instauration progressive d’un climat de terreur à l’encontre des militants progressistes font partie de cette stratégie.

Nous appelons à tout mettre en œuvre pour être le plus nombreux et nombreuses possible devant le tribunal de Béthune ce mardi 6 novembre dès le début d’après midi.

Nous faisons également appel à la solidarité financière car les poursuites judiciaires coûtent cher.

Solidarité avec les antifascistes d’Hénin-Beaumont !

Relaxe pour Seb au procès du 6 novembre !

Lien : http://solidarite-antifa-henin-beaumont.kazeo.com/

25 septembre 2012

27 antifas arrétés à Ath ce samedi

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Antifabruxelles's Blog

Source

27 manifestants ont été arrétés ce samedi à Ath alors qu’ils manifestaient contre la présence de plus en plus visible du groupe fasciste ’Nation’ en Wallonie. D’abord rassemblés sur la grand-place où se tenait un autre evenement (les ’24 heures’), ils ont été encerclés en quittant la place où plusieurs militants d’extrême-droite attendaient.

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27 août 2012

Organiser un groupe antifasciste autonome

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

[ NDLR: Récemment, des camarades antifascistes ont été confrontés à des tentatives d’infiltration policière dans leurs rangs. Ces tentatives d’infiltration n’ont pas mené à grand chose, mais il faut garder à l’esprit que cela existe. D’autres camarades qui font un usage régulier de Facebook pour échanger des infos antifascistes, commencent à prendre conscience des (grandes) limites, et des (gros) inconvénients de Facebook comme moyen d’organisation de la lutte antifa.

C’est pourquoi nous reproduisons un document de l’Action Antifasciste qui rappelle ce qu’est l’organisation en GROUPES AUTONOMES. Nous sommes en train de changer d’époque : plus que jamais, les personnes antifascistes doivent prendre toutes les précautions nécessaires dans leurs actions et dans leurs échanges.]

Tu es antifasciste et tu veux t’organiser pour lutter. C’est le premier pas! Reste à savoir dans quelle direction le faire.

Il y a deux possibilités : ou bien tu es tout seul pour l’instant, ou bien tu connais déjà des antifascistes qui sont organiséEs.

Dans tous les cas, ce qui compte, c’est que tu ne sois pas une personne isolée. Le mot d’ordre: se connecter !

Te connecter, car l’antifascisme s’exprime sous une multitude de formes différentes, et pour lutter efficacement il faut être organisé.L’action antifasciste met en avant le principe des groupes antifascistes autonomes, qui sont reliés les uns aux autres et mènent des actions locales contre le fascisme et les fascistes.Il faut que naisse partout des groupes antifascistes autonomes, il faut que partout les activités fascistes soient surveillées et contrées.
Un groupe antifasciste autonome, c’est un noyau dur de personnes se connaissant bien et se faisant totalement confiance.
Par conséquent, à moins d’avoir été repéré par un groupe autonome, qui s’est assuré de tout ce qui concerne la sécurité et qui considère que la démarche est la même (ou presque) et qui propose de participer, on ne peut pas rejoindre un groupe autonome.
Par contre, on peut aisément en fonder un et participer au mouvement, qui consiste en une guerre de positions contre les fascistes et le fascisme.
Un groupe antifasciste s’appuie donc sur les affinités de ses membres. Libre au groupe antifasciste de choisir comme symbole les couleurs rouge ou noir des drapeaux. Libre à lui de mettre tel ou tel thème en avant, selon ses conceptionsMais tout groupe doit se fonder sur le principe de se fonder sur ses propres forces. Il doit se réunir régulièrement, mener des initiatives, en proposer, etc.
Il doit également toujours faire attention à bien combattre les préjugés sexistes et racistes, les hiérarchies, les conceptions élitistes, qui se diffusent en tant que reflets des valeurs de la société.
Le premier critère de réussite est l’ancrage local. Pour pouvoir former un groupe, pour pouvoir agir à plusieurs, il faut penser globalement et agir localement. Il faut que les gens sachent ce que tu veux faire.Mais attention, prudence! Les fascistes surveillent les activités visant à les contrer, et la police fait pareillement.
Dans tous les cas, il faut mettre la sécurité au centre de tout : ne donne jamais tes vrais nom et prénom, ne dis jamais la vérité sur l’endroit où tu habites, ne donne jamais ton numéro de téléphone, fais attention à ne pas être repéré / suivi par les fascistes !
Pour rassembler des gens autour de toi, tu peux t’appuyer sur des associations qui existent déjà, regarder dans ton entourage si des gens pensent comme toi, ou bien créer un blog sur internet parlant de l’antifascisme et de ce qui passe dans la zone où tu habites.Il est très important que tu montres que ton projet est sérieux et qu’il concerne la zone où tu vis: ce n’est qu’ainsi que d’autres pourront se sentir impliqués et te rejoindre!
Avec le temps et tes actions, tu as réussi à unir des gens autour de toi: c’est une première victoire ! Maintenant il faut que toi et tes compagnons de lutte vous choisissiez quelles sont les actions que vous allez mener, et surtout comment vous vous organisez.Un groupe antifasciste:
-peut fonctionner de manière ouverte, de manière publique, ses activistes organisent des réunions où tout le monde peut venir, participent aux manifestations de manière revendiquée, etc.
-ou bien fonctionner de manière fermée: le groupe agit de manière cachée, de telle manière à ce que personne ne peut savoir qui en est membre, etc.
Il est également possible d’adopter une forme intermédiaire, semi-ouverte semi-fermée, mais c’est plus difficile à organiser: cela dépend des conditions concrètes.Dans tous les cas ce qui compte c’est que le groupe soit capable d’établir des bilans de ses actions, grâce à des réunions régulières.Il faut que chaque personne dans le groupe aide les autres à progresser: en étudiant le fascisme, en échangeant les expériences faites, en surmontant les malentendus et les incompréhensions, en luttant ensemble !
Il faut également savoir si le groupe admettra de nouveaux membres, ou pas, et comment il peut aider à ce que se forme d’autres groupes antifascistes autonomes.Il faut également organiser le lien avec les autres groupes antifascistes autonomes, et de telle manière qu’en cas de répression ou d’inflitration, il y ait le minimum de dégâts possibles !
Cela est d’autant plus important que les fascistes sont non seulement brutaux, mais également très opportunistes : leur principe essentiel est la démagogie et pour cette raison, ils s’adaptent rapidement à la crise capitaliste, pour essayer d’avoir le maximum d’impact.Il ne faut JAMAIS perdre de vue que le but de l’action antifasciste est que le fascisme se casse les dents sur la culture métisse et populaire. Les fascistes visent les mobilisations de masses réactionnaires, l’action antifasciste vise à casser les projets fascistes !
Prends contact avec l’action antifasciste !
Fonde un groupe antifasciste autonome !
Pour l’offensive de la culture métisse et populaire !
25 juillet 2012

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

25 juin 2012

Solidarité avec les camarades d’Hénin-Beaumont!

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

Le 17 juin à Hénin-Beaumont, des camarades ont été interpellés alors qu’ils se rendaient à un rassemblement antifasciste. Suite à cette interpellation, deux d’entre eux devront comparaitre devant la justice.

Le procès d’un camarade débute ce mercredi 4 juillet à 10h30 au tribunal pour mineurs de Béthune.

Nous tenons à réaffirmer notre soutien aux personnes inculpées. Nous serons à leur côtés tout le temps que durera la procédure.

Nous considérons que cette affaire est une affaire collective, puisqu’à travers ce procès ce sont tous les groupes et les personnes antifascistes autonomes qui sont directement visés.

Ce 17 juin, la mission de la police était clairement de protéger le local du Front National, et d’éviter tout mouvement à l’issue des élections législatives.

En effet, l’Etat et la Justice bourgeoise ne supportent pas que des individus puissent agir de manière organisée, en dehors des circuits de la politique politicienne qui ont tant favorisé l’implantation des fascistes, notamment et de manière emblématique à Hénin-Beaumont.

L’Action Antifasciste a mis en place une caisse de solidarité destinée à participer aux frais d’avocats des camarades antifascistes qui auront à comparaitre devant la justice.

Ce rendez-vous n’est que le début d’un long processus, au terme duquel nous demandons que les quelques charges qui pèsent sur nos camarades soient abandonnées.

Face à la montée du fascisme et à la répression de nos camarades par l’Etat bourgeois, solidarité antifasciste!

18 juin 2012

Non à la répression des antifascistes à Hénin-Beaumont !

par Comité de Vigilance Antifasciste 62

 

 

Le fascisme ne cesse de progresser, et alors que Marine Le Pen a failli l’emporter à quelques voix près dans la 11ème circonscription du Pas-de-Calais et qu’elle a obtenu plus de 55% dans la ville même d’Hénin-Beaumont, l’État s’en prend aux antifascistes.

Le CVA 62 avait relayé l’appel au rassemblement de 19h30 dimanche 17 juin car nous pensions qu’il était important d’être là.

Les menaces, intimidations et agressions de la part de groupes fascistes (liés de près ou de loin au Front National) se multiplient dans la région depuis plusieurs mois.

Des membres du Front National n’hésitent même plus à se faire passer pour des policiers en civil sur le marché d’Hénin-Beaumont afin de chasser les gens qui véhiculent des idées progressistes, comme on nous l’a rapporté la semaine dernière.

La pression fasciste s’accentue, la chape de plomb du populisme et de la réaction portée par Marine Le Pen prend de l’ampleur.

Alors que d’une part, les démarches électoralistes et populistes à la Mélenchon on totalement échoué, d’autre part l’État tente d’empêcher l’existence d’un mouvement antifasciste autonome.

La police a interpellé et accusé les camarades antifascistes de dimanche d’avoir préparé « un gros coup » dans le seul but de les empêcher de se rendre au rassemblement.

C’est parce qu’il y a eu une mobilisation et un soutien immédiat que les camarades n’ont pas été trop lourdement chargés.

L’État a beau jeu de présenter les antifascistes comme des personnes armées et violentes, alors que chaque jour un peu plus les fascistes tombent le masque et montrent leur volonté d’anéantir tout ce qui est progressiste.

Il faut une confrontation totale aux projets, aux valeurs et aux idées fascistes!

Que les choses soient claires : nous ne resterons pas passives et passifs face à la montée du fascisme!

Organisons l’autodéfense populaire!

Monte ton groupe autonome antifasciste!

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